Rester sur le ring, coûte que coûte. Danser, malgré les uppercuts du crabe, et rendre les coups, un par un, jusqu’au bout du souffle. C’était ça, son plan. «Je le vois, mon ennemi, je le visualise en face de moi, le matin, quand je me tords de douleur, sur le tapis de la salle de bains. Alors, je lui lance : “Fils de p... Tu m’auras pas...”» Ces mots de rage et de survie, Patrick Swayze les a prononcés de sa voix de crooner brisé, dans sa dernière interview, diffusée en janvier dernier sur la télévision américaine. Il savait qu’il ne sortirait pas vainqueur, mais pour lui, gagner, c’était rester prêt à frapper. Croire en l’avenir même si, au fond, on sait qu’on bluffe.
Patrick croyait aux anges :
